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Oksa Conseil

vacances en aout

Vacances en août : travailler, quelle drôle d’idée !

Sommaire :

“Niaque à part🤩, la petite chronique qui regarde nos injonctions au quotidien avec humour et un peu de recul

Mais où êtes-vous tous passés ?

On est vendredi 7 août, il fait beau, chaud, on est en été, et j’ai envie de fêter le week-end après ma semaine de boulot.

Mais il y a un mais..

Il n’y a plus personne dans mon quartier, dans ma ville. Comme une impression de quartier fantôme. Plus une voiture dans la rue, un calme olympien tout autour. Et la vue sur de jolies maisons aux volets fermés.

Bref, on est en août et je ne suis pas en vacances.

Même mes mails ont l’air d’être partis recharger leurs batteries sur les plages. LinkedIn aussi a l’air d’être déserté, sauf quelques posts de personnes qui veulent absolument montrer qu’elles partent déconnectées pendant les vacances… en se prenant en photo en vacances.

Alors, la déconnexion, on en parle ?

Non, dans une prochaine chronique.

Afin de lutter contre une certaine solitude qui tend à m’envahir, une fois mes heures de boulot effectuées où je travaille déjà seule , je tente de m’organiser des pseudo-activités pour croiser des personnes égarées qui, comme moi, auraient décidé de ne pas partir tout de suite en vacances au mois d’août.

Alors me voilà en train d’adopter de drôles de comportements.

Le matin, je me mets à aller balader mon chien, qui, du coup, a l’air de se demander ce qui m’arrive. On ne sait jamais, si je croise une âme qui vive.

Le soir, rebelote, on repart en balade, direction le commerce du coin, le meilleur endroit pour espérer croiser les quelques habitants qui ont osé ne pas partir en ce début du mois d’août.

Et là, je croise enfin une personne que je connais, quand arrive la question que tout le monde pose en août :

— Bah alors, tu pars quand en vacances ?
Ou mieux :
— T’es encore là ? T’es pas partie ?

Bim, me voilà en train de me justifier.

— Si, si, je suis déjà partie une petite semaine au mois de juillet et je repars plus tard.

Mais je sens dans le regard de mon interlocuteur que c’est triste pour moi d’être seule en ce début du mois d’août, et cette veille de week-end.

Une drôle d’impression

À l’heure de rentrer chez moi, je me sens bizarrement seule, comme une impression que l’été, eh bien, il ne faut pas le rater. Voyage incroyable, longueur du séjour. Mon voisin et ma voisine partent un mois. Un mois ! Mais génial ! Mais moi, je ne peux pas, ou je ne veux pas finalement.

Donc je résume. L’été, on doit absolument partir, ne surtout pas s’ennuyer chez soi la veille d’un week-end d’août et pouvoir dire à la rentrée que, waouh, l’été était dingue.

Bon. Ça ne résout pas ma soirée de ce vendredi 7 août où je suis seule.

Une solitude choisie pour quelques jours

En fait, elle est chouette, cette solitude choisie. Je n’ai pas besoin d’aller marcher pour me retrouver. Depuis une semaine, je vis avec moi-même, et cela tombe bien car je n’aime pas partir en voyage toute seule. Je pars avec ma famille ou des amis. Mais ça, c’est encore une autre injonction dont on parlera plus tard.

Donc, pas d’injonction. Je suis contente d’être là, seule, le 7 août, à accueillir le silence, ou plutôt les bruits de la nature et des oiseaux qui peuvent enfin s’exprimer car il n’y a plus aucun bruit dans le quartier. Pas de barbecue, pas de cris d’enfants dans la piscine, pas de musique intempestive. Bref, le calme.

Alors vive les vacances, et surtout le mois d’août, qui apporte beaucoup de plénitude, en tout cas pour moi. Il m’incite à me calmer et, oui, à me retrouver.

Ah oui, ça, c’est top, très à la mode de se retrouver.

Et bonne nouvelle, il me laisse le temps de me remettre à écrire, car l’envie est là. Ça tombe bien, je suis seule, sans avoir besoin d’aller à un barbecue ou une summer party.

Ça ne risque pas : je suis seule au monde dans mon quartier, ce vendredi 7 août, et j’aime ça.

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